Kim Normandin
Biographie
C'est dès l'école primaire, à la maternelle que le professeur de Kim Normandin a signifié à ses parents qu'elle avait un talent pour le dessin. Ceux-ci ont aussitôt pris l'initiative de lui faire suivre des cours. Soeur Florence Fortin fut donc sa première professeure de dessin et de peinture dans le vieux couvent de Saint-Césaire, Kim avait 7 ans.
Sans le savoir à ce moment-là, elle venait de rencontrer la femme qui sera jusqu'à ce jour sa plus grande mentor. Une femme de 80 ans d'un calme inspirant et d'une patience d'ange. La magie avait opéré et, moins d'un an plus tard, son plus grand rêve serait de devenir artiste-peintre. Kim apprit le dessin et la peinture à la façon des anciens, du dessin technique au fusain, en passant par l'huile. Elle a gagné plusieurs concours de dessin durant son primaire et son secondaire, la plus grande reconnaissance qu'elle a remportée à cette période fut la bourse de fin d'études en arts plastiques de l'école secondaire.
Neuf ans plus tard
Kim a commencé à enseigner à l'âge de 16 ans. Elle n'a jamais cessé depuis. À l'âge de 20 ans, elle avait pignon sur rue. Elle a tenu cet atelier durant 8 ans. Entre temps, elle complète un D.E.C. en arts plastiques à Sherbrooke et un B.A.C. en arts visuels à l'Université du Québec à Montréal.
Atelier- Galerie sur le coin des rues Notre-Dame et St-Paul à Saintt-Césaire de 2000 à 2009
Elle eut plusieurs styles durant ces années, en passant du portrait aux paysages, de l'hyperréalisme au naïf. Chaque style lui apprit des techniques différentes, le portrait, les mélanges de couleurs, les choix de composition, les harmonies, la perspective. «J'ai de moins en moins peur de déplaire, de plus en plus d'assurance. Et plus les années passent, plus je crois en mon travail, à la crédibilité de celui-ci.»
Maintenant, elle présente sa «série blanche». Les questions posées par les problèmes de perspective, d'ombres et de lumière dirigée, de choix de couleur ne se posent plus. Reste le plaisir de peindre, le désir de rendre palpable des émotions qui, de prime abord, ne le sont pas.